Nadeau Tremblay & Associés - avocats
Gérardo Nicolo LL.B.
Avocat en droit criminel
et pénal

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Lorsque vous êtes interpellé par la police, vous avez des droits prévus dans la Charte canadienne des droits et libertés. En effet, lorsqu’un policier vous interpelle, il a des pouvoirs limités prévus par la loi. Par exemple, si vous marchez sur la rue, vous n’avez pas l’obligation de vous identifier ou de répondre à ses questions. Comme toute règle comporte de l’exception, celle-ci n’y échappe pas. Vous devez vous identifier dans le cas où il est survenu un crime et que vous correspondez à la description.

Prenez le cas où vous circulez dans une automobile. L’unique individu qui doit s’identifier est le conducteur. Les passagers n’ont pas à s’identifier à moins qu’ils aient commis une infraction au Code de la sécurité routière ou s’il est survenu un crime et la description correspond à l’individu. Or, si le passager n’a pas commis d’infraction, il ne doit pas s’identifier.

Par la suite, lors de cette même intervention policière, vous avez le droit au silence et vous devez vous en prévaloir. Or, mis à part de vous identifier, vous ne devez pas répondre aux questions des policiers.

Prenons maintenant le cas d’un policier qui vous interpelle car il a des soupçons que vous conduisez avec les facultés affaiblies. Vous devez vous identifier. Cependant, vous ne devez pas répondre à ses questions. Si le policier vous demande « Avez-vous bu ? », vous devez garder le silence et ne rien répondre car vous lui soumettez des motifs pour vous arrêter. Par la suite, il vous demandera ce que vous avez bu et la quantité. Au détriment de me répéter, vous ne devez pas répondre à ses questions.

Dans le cas où vous avez consommé de l’alcool, ne répondez surtout pas « Non, j’ai rien bu » car votre crédibilité pourrait être assurément affectée lors d’un procès éventuel. Or, il est clair que de ne rien dire peut incontestablement aider votre cause devant un Tribunal.

Si le policier vous demande de souffler dans l’appareil de détection d’alcool ou l’éthylomètre (la baloune), vous avez l’obligation de souffler. Dans le cas contraire, les défenses sont très restreintes dans le cas d’un refus.

Qui plus est, vous n’avez pas l’obligation de suivre toutes autres consignes comme toucher votre nez, marcher sur la ligne, marcher un pas devant l’autre etc. Le Code de la sécurité routière vous oblige à suivre ces consignes et si vous ne le faites pas, on vous remettra un billet d’infraction. Il est plus prudent d’accepter un billet que d’accumuler les symptômes qui pourront être utilisés contre vous à un éventuel procès.

Pour de plus amples informations, visitez le site suivant http://canlii.org/fr/ca/commentaires_charte/